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Disclosure Day : les premières réactions au Spielberg de l'été sont dithyrambiques

Embargo levé : la critique encense le film OVNI de Steven Spielberg, son premier blockbuster d'été en une décennie, et salue la performance d'Emily Blunt. Sortie le 12 juin.

Par Fred Ferrer, le 8 juin 2026. Catégorie : Cinéma.

Disclosure Day : les premières réactions au Spielberg de l'été sont dithyrambiques

Tu lèves les yeux, le ciel s'ouvre, et cette sensation d'émerveillement mêlé de peur te prend au ventre. C'est la marque de fabrique de Steven Spielberg depuis Rencontres du troisième type, en 1977, et c'est apparemment exactement ce que retrouvent les premiers spectateurs de Disclosure Day. Le film a eu sa première mondiale le 2 juin au Grand Rex, à Paris, un choix qui n'a rien d'anodin pour un cinéaste qui a toujours revendiqué son amour du public français. Depuis, l'embargo critique est levé, la presse américaine a parlé, et le verdict est net.

Un retour au blockbuster d'été après dix ans

Ce qui rend cet accueil particulier, c'est le contexte. Disclosure Day est le premier vrai blockbuster d'été de Spielberg depuis Ready Player One en 2018, et son premier scénario original depuis longtemps : l'histoire est de lui, le script de David Koepp, son complice de Jurassic Park et de La Guerre des mondes. Entre-temps, le réalisateur s'était tourné vers des films plus intimes et historiques, West Side Story, The Fabelmans. Le voir revenir à la science-fiction grand public, son terrain de jeu d'origine, avec John Williams à la musique pour leur trentième collaboration, a de quoi exciter n'importe quel cinéphile. Le pitch, sans en dire trop : une météorologue et un expert en cybersécurité repenti tentent de rendre publiques des preuves de vie extraterrestre, poursuivis par un sous-traitant du gouvernement décidé à enterrer le dossier.

Colin Firth, un capteur sur le front, dans une scène de Disclosure Day de Steven Spielberg
Colin Firth, un capteur sur le front, dans une scène de Disclosure Day de Steven Spielberg (© NBC)

Au centre des éloges, il y a Emily Blunt. Son personnage, Margaret Fairchild, est décrit comme le cœur émotionnel du film, et plusieurs critiques saluent une performance qui pourrait la ramener dans les conversations de fin d'année. Aux côtés de Josh O'Connor, Colin Firth, Eve Hewson et Colman Domingo, elle porte un récit où l'humain prime sur l'effet spécial. C'est très spielbergien : la technologie au service de l'émotion, jamais l'inverse.

Le meilleur Spielberg en vingt ans ?

La formule revient dans plusieurs réactions : « le meilleur Spielberg en vingt ans ». C'est le genre de phrase qu'on lit souvent et qu'on prend avec des pincettes, mais l'enthousiasme semble cette fois assez large pour qu'on ait envie d'y croire. Sur Rotten Tomatoes, le film démarre autour de 80 % d'avis positifs. Ce n'est pas l'unanimité de Jurassic Park, quelques critiques trouvent le rythme lent et la fin en retrait, mais pour un film de 2 h 25 sans franchise derrière, c'est un accueil rare en 2026. On reste volontairement à l'écart des détails d'intrigue : une partie du plaisir de Disclosure Day, comme de tout bon Spielberg de science-fiction, tient à la découverte. On ne va pas te gâcher le moment où le ciel s'ouvre.

Le film sort le 10 juin en France, deux jours avant les États-Unis. Si la hype tient ses promesses, c'est le genre de séance qui se vit dans la plus grande salle possible, idéalement en IMAX. Le bon réflexe d'ici là : éviter les bandes-annonces récentes et les analyses détaillées, et garder ta curiosité intacte. Spielberg a passé sa carrière à filmer l'émerveillement ; autant lui laisser une dernière fois la surprise.

Mise à jour du 3 septembre 2026 : le public a suivi, sans délire. Disclosure Day a pris la tête du box-office français avec un peu plus de 419 000 entrées en première semaine, et ouvert à 44 millions de dollars aux États-Unis, le meilleur démarrage de la carrière de Spielberg pour un film original, devant Il faut sauver le soldat Ryan. Début août, le film cumulait 241 millions de dollars dans le monde pour un budget de 115 millions, avec un 80 % critique et un 72 % public sur Rotten Tomatoes, et un CinemaScore B. Un succès solide, pas un phénomène : les spectateurs ont été plus partagés que la presse sur la fin.

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