Black Doves saison 2 : Keira Knightley et Ben Whishaw de retour sur Netflix
La série d'espionnage de Joe Barton est revenue le 5 novembre. Helen est désormais l'épouse du Premier ministre, et la critique salue un duo toujours aussi brillant, avec quelques réserves sur la logique de l'intrigue.
Par Camille D., le 6 novembre 2026. Catégorie : Cinéma.
Il est 22 heures, le premier épisode vient de se terminer, et Netflix lance déjà le compte à rebours du suivant. Tu te dis « encore un, et je vais me coucher ». Trois heures plus tard, tu es toujours sur le canapé, la couverture sur les genoux, à te demander comment Helen va bien pouvoir sortir de ce guêpier. Si cette soirée te parle, c'est probablement que tu as lancé la saison 2 de Black Doves, revenue sur Netflix le jeudi 5 novembre, presque deux ans après une première saison qui avait été l'une des bonnes surprises de la plateforme fin 2024.
Pour rappel, la série créée par Joe Barton suit Helen Webb, jouée par Keira Knightley, une espionne infiltrée pour le compte des Black Doves, une agence de renseignement privée qui vend ses secrets au plus offrant. Son meilleur ami, Sam Young, incarné par Ben Whishaw, est un ancien tueur de l'agence devenu indépendant. La première saison mélangeait l'espionnage, l'humour noir et une ambiance de Londres à Noël, et elle avait séduit par ce ton singulier, quelque part entre le thriller sérieux et la comédie grinçante.
Derrière la série, il y a Joe Barton, un scénariste britannique qui s'est fait un nom avec Giri/Haji, thriller entre Tokyo et Londres, puis avec The Lazarus Project, où un agent revit sans cesse la même boucle temporelle. On retrouve chez lui une même obsession : des personnages ordinaires pris dans des machines beaucoup plus grandes qu'eux, et qui tiennent debout grâce à leurs amitiés. Netflix avait d'ailleurs commandé la saison 2 avant même la diffusion de la première, un signe de confiance rare. Le tournage a pris du retard, d'où les presque deux ans d'attente, mais la plateforme a conservé l'essentiel de l'équipe et du casting.
Des enjeux qui montent jusqu'à Downing Street
La saison 2 fait grimper la pression d'un cran. Wallace, le mari d'Helen joué par Andrew Buchan, est devenu Premier ministre, et Helen continue de l'espionner pour le compte des Black Doves. Pendant ce temps, Reed, sa supérieure incarnée par Sarah Lancashire, a disparu. De son côté, Sam se fait arrêter, puis un homme mystérieux, joué par Sam Riley, lui propose la liberté et de l'argent en échange de quatre meurtres. Les deux intrigues finissent par se rejoindre autour d'une vieille mission qui a mal tourné. Neve Campbell rejoint la distribution en représentante du département américain de la Défense à Londres, et l'on retrouve Ella Lily Hyland, Gabrielle Creevy et Ambika Mod, qui héritent d'un matériau plus riche et plus drôle que la première fois.
Ce qu'en dit la critique
Les premiers retours sont très positifs. Pour TheWrap, Liam Mathews estime que Knightley et Whishaw sont une nouvelle fois formidables, et salue la performance de Sarah Lancashire dans la dernière ligne droite, où elle fait passer énormément de choses sans un mot. Les décors, la photographie et les costumes sont aussi très applaudis, tout comme les dialogues ciselés et l'action stylisée. Tom's Guide va jusqu'à présenter la série comme le remède idéal au manque de Slow Horses, l'autre grande série d'espionnage britannique du moment. Les réserves existent pourtant. TheWrap juge Neve Campbell mal employée, et pointe un vrai problème de logique : comment l'épouse du Premier ministre peut-elle continuer à mener des opérations clandestines sans jamais être reconnue ni repérée par la sécurité ? Un trou difficile à ignorer si la série continue.
Un délice sombre et brillamment interprété.
Liam Mathews, TheWrap
Ce qui rend Black Doves attachante, au fond, c'est son duo. Helen et Sam ne sont pas des agents froids façon James Bond : ce sont deux personnes abîmées qui se protègent l'une l'autre dans un monde où personne ne dit la vérité. Ben Whishaw, en particulier, apporte une douceur rare à un personnage de tueur, et la série ne fait jamais de son homosexualité un ressort dramatique facile : elle fait simplement partie de qui il est. C'est un détail qui compte, dans un genre longtemps dominé par des héros virils et interchangeables.
Pour qui est faite cette saison ? Pour les fans de la première, évidemment, qui retrouveront le ton et les personnages qu'ils ont aimés. Pour celles et ceux qui ont dévoré Slow Horses et cherchent leur prochaine dose d'espions britanniques fatigués. Et pour qui aime les intrigues alambiquées, à condition d'accepter de fermer un œil sur la vraisemblance. Si tu n'as jamais vu la série, commence par la saison 1 : elle se regarde en un week-end et pose tout ce qu'il faut savoir sur Helen et Sam. Garde la seconde pour une soirée où tu n'as pas besoin de te lever tôt le lendemain.
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