DJI Osmo 360 II : plus fluide, plus réparable et 110 € moins chère que l'Insta360 X6
Deux capteurs de 1/1,1 pouce, de la 8K à 60 images par seconde, des objectifs qu'on dévisse soi-même et 105 Go embarqués : DJI corrige presque tout ce qui clochait sur sa première 360°. Restent une chauffe rapide en intérieur, une autonomie qui stagne et un logiciel sur ordinateur à la traîne.
Testé par Marius L., le 6 octobre 2026. Note : 8.5/10.
Verdict : La caméra 360° la plus complète sous les 600 € : 8K fluide, nuits enfin propres, objectifs qu'on remplace soi-même et 105 Go embarqués. Elle chauffe vite en 8K 60 quand elle ne bouge pas, son autonomie stagne et son logiciel sur ordinateur reste pénible. Pour une première 360°, c'est elle. Si tu as déjà la première génération, garde-la. 8,5.
Le principe d'une caméra 360°, tu le connais : deux objectifs dos à dos filment tout autour de toi, et tu choisis ton cadre après coup, sur ton téléphone. Cette paresse géniale avait jusqu'ici deux péages. Une image qui s'effondre dès que la lumière baisse. Et des objectifs bombés, exposés en permanence, qui envoyaient la caméra au SAV à la première rayure. Avec l'Osmo 360 II, en vente en France depuis la mi-septembre à 589 €, DJI s'attaque aux deux. Sa première 360°, sortie l'an dernier, était prometteuse mais restait derrière Insta360. La deuxième aligne deux capteurs carrés de 1/1,1 pouce, de la 8K à 60 images par seconde, une première sur ce format, et des objectifs que tu dévisses toi-même. On l'a achetée en pack Standard à sa sortie et on a confronté nos impressions aux mesures de nos confrères : Engadget, TechRadar, Expert Reviews, Camera Jabber, BikeSocial et L'Éclaireur Fnac.
Une image qui progresse surtout la nuit
Sur le papier, le gain est net. La plage dynamique passe de 13,5 à 14,5 IL. Un IL, c'est un cran de lumière : plus il y en a, plus la caméra garde de détails à la fois dans les ombres et dans le ciel. Engadget le constate en plein jour, avec plus de matière dans les zones sombres comme dans les hautes lumières. Le profil D-Log M en 10 bits, une image volontairement terne qui laisse de la marge pour l'étalonnage, est disponible sur tous les formats. Le vrai bond se joue après le coucher du soleil. Le mode SuperNight 2.0, un débruitage par IA, tourne désormais en 8K à 60 images par seconde et ne donne plus cet aspect plastique des débruitages trop agressifs. Engadget, qui l'a fixée sur un vélo dans les rues de Paris de nuit, la classe parmi les meilleures caméras d'action qu'il ait vues en basse lumière. Seule limite : SuperNight 2.0 se passe du D-Log M, relève L'Éclaireur Fnac. Et en usage courant, Camera Jabber juge la différence avec la première génération discrète : elle saute aux yeux en comparant les images côte à côte, beaucoup moins au quotidien.
Parmi les meilleures vidéos en basse lumière vues sur une caméra d'action.
Engadget
Garde quand même les pieds sur terre. Une 360° étale ses 8K sur toute une sphère. Une fois recadrée en vidéo classique, l'image n'a plus rien d'une 8K : Engadget l'estime entre le 1080p et la 4K au centre, autour du 720p sur les bords, nettement plus douce qu'une caméra d'action traditionnelle comme l'Osmo Action 6 Pro de la même marque. Le raccord, cette couture invisible entre les deux demi-images, disparaît au-delà de 75 centimètres, selon L'Éclaireur Fnac et Expert Reviews. Plus près, quelques défauts apparaissent sous certains angles, moins nombreux que chez la concurrence d'après Engadget. Pour filmer de très près, un mode mono-objectif donne une image plus nette.
Enfin une 360° qui se répare
C'était le gros reproche fait à la première Osmo 360 : un objectif rayé, et c'était le SAV. Les deux lentilles sont désormais vissées et se remplacent avec l'outil fourni. Engadget a fait l'opération en moins de cinq minutes. Le kit coûte 25 € pour un objectif, 39 € pour la paire. DJI rattrape ainsi Insta360, qui proposait déjà cette option sur ses X5 et X6. Le reste du boîtier suit : 183 grammes, certification IP68, étanchéité à 10 mètres sans caisson (50 avec) et fonctionnement jusqu'à -20 °C. L'Insta360 X6 descend, elle, à 20 mètres sans protection. Les petits plus font la différence au quotidien. Une puce NFC permet d'associer le téléphone d'un simple contact, ce qui a fonctionné sans accroc chez Engadget. Les 128 Go intégrés, dont 105 utilisables, évitent de courir après une carte microSD, et le transfert en USB-C grimpe à 600 Mo/s. Côté son, quatre micros et une réduction du bruit du vent jugée très impressionnante par BikeSocial, qui l'a testée à moto. Tu peux aussi y connecter directement les micros sans fil DJI, jusqu'à deux à la fois pour une interview.
Autonomie, chauffe, logiciel : les vrais bémols
La batterie grossit, de 1 950 à 2 150 mAh, mais l'autonomie annoncée ne bouge pas : 100 minutes en 8K à 30 images par seconde, comme la première génération. Le surplus sert à alimenter les cadences plus élevées, explique Camera Jabber. Sur le terrain, Engadget mesure environ 105 minutes en 8K 30, BikeSocial 92 minutes en 4K 360° à 25 images par seconde. L'Insta360 X6 annonce 140 minutes. Bonne nouvelle en revanche pour la recharge : 80 % en 22 minutes, le plein en 39. Le vrai point noir, c'est la chauffe. En 8K 60, posée dans une pièce sans le moindre courant d'air, la caméra s'est coupée au bout de 19 minutes environ chez TechRadar. Expert Reviews tient une trentaine de minutes en qualité maximale. En mouvement, c'est une autre histoire : à moto, l'air qui circule suffit à la refroidir, constate BikeSocial. Conclusion pratique : sur un vélo, des skis ou un casque, aucun souci. Pour une longue prise fixe en intérieur, repasse en 8K 30.
Reste le logiciel, péage historique du format. Sur téléphone, l'app DJI Mimo fait le travail sans éblouir, résume TechRadar. Sur Android, il faut d'ailleurs l'installer hors du Play Store, ce que BikeSocial n'apprécie pas. Expert Reviews trouve le flux de travail rapide, porté par des mouvements de caméra prêts à l'emploi et par Spotlight Follow, qui garde un sujet dans le cadre tout seul. Sur ordinateur, le constat change. Engadget juge DJI Studio peu intuitif et incomplet, et si le nouveau plugin DJI Reframe pour DaVinci Resolve aide, l'export reste laborieux et dégrade l'image. Pour le montage automatique, L'Éclaireur Fnac donne toujours l'avantage à Insta360. Si tu montes surtout sur ton téléphone, ça passe. Si tu veux tout reprendre sur ordinateur, prévois de la patience.
Le prix, et pourquoi 8,5
L'Osmo 360 II démarre à 589 € en pack Standard, 659 € en pack Essential et 739 € en pack Aventure, avec trois batteries, une station de charge et une perche de 1,2 mètre. C'est 110 € de moins que l'Insta360 X6, vendue 699 €. Détail amusant : DJI ne la vend pas aux États-Unis, ce qui explique son absence chez certains médias américains. La presse qui l'a testée est enthousiaste : 8,7/10 pour Engadget, 5 étoiles sur 5 pour TechRadar, 4,5 pour Camera Jabber. On se range à 8,5, juste au-dessus de l'Insta360 X5 qu'on avait notée 8,4 cet été, pour sa 8K plus fluide et ses nuits plus propres. Le demi-point manquant, c'est la chauffe à l'arrêt, l'autonomie qui stagne et DJI Studio. Notre conseil : si c'est ta première 360°, c'est le meilleur rapport qualité-prix du moment. Si tu hésites avec l'Insta360 X6, choisis la X6 pour l'autonomie, la plongée et le montage automatique, l'Osmo pour la 8K 60, le stockage et le prix. Et si tu as déjà la première Osmo 360, garde ton argent : Camera Jabber le dit aussi.