Yashica Y16 : le compact rétro qui ressuscite un modèle de 1959
Capteur 12 mégapixels, vrai flash xénon, viseur optique et sept finitions colorées. Le prix et la fiche complète sont attendus début octobre, les premières livraisons début novembre.
Par Marius L., le 22 septembre 2026. Catégorie : Photo.
Tu fouilles le tiroir d'un grand-parent et tu tombes sur un petit boîtier métallique, plat, à peine plus grand qu'un briquet. Un Yashica Y16, fabriqué à la fin des années 1950, qui prenait des photos sur de la pellicule 16 mm, ce format sous-miniature qu'on associait alors aux appareils d'espion. Soixante-sept ans plus tard, la marque ressort ce nom du placard. Le 18 septembre, Yashica a annoncé le développement d'un Y16 numérique, dont le design reprend fidèlement la silhouette de l'original, avec une grosse molette crantée sur le dessus et une bande de couleur qui habille le boîtier.
Côté fiche technique, ce qu'on sait tient en quelques lignes. Un capteur de 12 mégapixels, dont la taille n'est pas précisée, capable de photo et de vidéo. Un vrai flash xénon à trois niveaux de puissance, ce qui n'a rien d'anecdotique : c'est lui qui donne ce rendu un peu brut, très années 2000, que les amateurs recherchent, là où la plupart des petits appareils se contentent d'une LED. Yashica elle-même avait équipé d'une simple LED son Tank, un petit appareil vendu autour de 100 dollars cette année, tandis que son City 300 de 50 mégapixels grimpe à 419 dollars : de quoi situer la fourchette dans laquelle le Y16 devrait se glisser. Un viseur optique, un petit écran à l'arrière pour cadrer et revoir tes images, une molette sur le dessus et un joystick au dos. Et sept finitions, avec un corps blanc et des bandes rose, vert, noir, rouge, jaune, orange ou bleu. Le prix n'est pas encore connu : Yashica promet la fiche complète début octobre, l'ouverture des précommandes dans la foulée et les premières livraisons début novembre.
Une marque, pas le même fabricant
Il faut être honnête sur un point : le Yashica de 2026 n'est pas celui de 1959. Le fabricant japonais historique a été absorbé par Kyocera en 1983 et a cessé de produire des appareils dans les années 2000. Depuis, le nom est exploité sous licence par une société de Hong Kong, et ses produits ont reçu des accueils inégaux, à commencer par le digiFilm Y35, financé en 2017 sur Kickstarter et vite critiqué pour sa qualité d'image. Le Y16 arrive pourtant au bon moment. Comme on te le racontait cet été, Canon a vu ses bénéfices dopés par les ventes de compacts, portées par une Gen Z qui redécouvre le plaisir d'un appareil dédié, loin du smartphone. Le Kodak Charmera, ce minuscule appareil porte-clés devenu viral, a montré que la nostalgie se vend très bien, même avec une qualité d'image modeste. Le Y16 se positionne un cran au-dessus, en promettant un vrai objet photo plutôt qu'un gadget. S'il reste sous les 200 euros, il aura de vrais arguments. Le verdict tombera début octobre, avec l'étiquette.
À lire aussi en Photo
- Sony 400 mm f/4.5 et 600 mm f/6.3 GM : deux super-téléobjectifs sous un kilo
- Panasonic Lumix S 20 mm f/2.5 : le grand-angle de 142 grammes à 499 euros
- Sony sort son premier fisheye plein format depuis vingt ans, et c'est un zoom
- OM System PEN : le retour de l'Olympus PEN à 999 euros, tropicalisé et avec viseur
Les derniers articles CTRL-POP
- Control Resonant : 84 sur Metacritic, Remedy signe une suite plus folle et plus clivante
- Tokyo Game Show 2026 : le typhon Dujuan ampute le salon de son dernier jour
- Resident Evil : 60 millions de dollars, Zach Cregger pulvérise le record de la saga
- Shin Oishinbo : le manga culte de la gastronomie revient en anime, 35 ans après
Tous les articles · Toutes les thématiques · L'équipe CTRL-POP