Johnny Depp débarque en Scrooge au Comic-Con et lâche le trailer d'Ebenezer
L'acteur est monté sur scène en costume et dans le personnage pour présenter Ebenezer: A Christmas Carol, réalisé par Ti West. Un retour calculé, dans un registre qu'il connaît par cœur : le grotesque, le maquillage, le personnage cassé.
Par Camille D., le 27 juillet 2026. Catégorie : Icônes.
La salle met deux bonnes secondes à comprendre. Un vieil homme voûté traverse la scène, haut-de-forme noir, longue cape, bougie allumée dans une main, canne dans l'autre. Il grimace, il grogne, il regarde le public comme s'il le dérangeait. Personne n'annonce son nom. Et puis quelqu'un reconnaît la démarche, et le Hall se lève.
C'était le jeudi 23 juillet, au panel Directors on Directing organisé par Collider dans le cadre du San Diego Comic-Con 2026. Johnny Depp est arrivé en Ebenezer Scrooge, sans transition, pour accompagner la diffusion du premier trailer d'Ebenezer: A Christmas Carol. Le film sort en salles le 13 novembre 2026.
Ti West à la réalisation, Ian McKellen en Marley
Derrière la caméra, on trouve Ti West, le réalisateur venu de l'horreur indépendante à qui l'on doit la trilogie X, sur un scénario de Nathaniel Halpern. Le casting est copieux : Rupert Grint, Andrea Riseborough, Sam Claflin, Daisy Ridley, Ellie Bamber, Arthur Conti, Henry Lloyd-Hughes, Charlie Murphy, Tramell Tillman, et Ian McKellen dans le rôle du fantôme de Jacob Marley. Sur la base du trailer, la version est nettement plus sombre que les adaptations familiales du conte de Dickens, ce qui n'a rien d'étonnant avec West aux commandes.
Un rôle taillé pour le point où il en est
Le choix du rôle n'a rien d'anodin. Depp est méconnaissable sous le maquillage, ce qui est exactement le terrain sur lequel il a bâti sa carrière, de Edward aux mains d'argent à Sweeney Todd. Scrooge, c'est un personnage détesté à qui l'histoire donne une seconde chance : difficile de trouver un texte plus littéral pour un acteur qui reconstruit sa filmographie depuis 2023, entre Jeanne du Barry et son travail derrière la caméra. Ce n'est pas au public de valider ou d'annuler une trajectoire personnelle, mais faire comme si le contexte n'existait pas serait tout aussi malhonnête que d'en faire le seul sujet.
Reste le calcul de studio, limpide : un conte de Noël universel, un casting anglais reconnaissable, une sortie mi-novembre pile avant la saison des fêtes, et une apparition surprise au Comic-Con pour lancer la machine à images. Comme on le notait dans notre guide du programme du Comic-Con, cette édition a servi de rampe de lancement à plusieurs sorties d'automne. Prochain rendez-vous concret : la bande-annonce complète, attendue à la rentrée, avant une sortie française qui devrait suivre de près la date américaine du 13 novembre.