Tamron frappe fort : un 12-20mm f/2.8 constant pour l'astro et une nouvelle identité
Annoncé le 15 juillet en montures Sony E et Nikon Z, l'ultra grand-angle lumineux de 570 grammes s'annonce comme le nouveau chouchou des photographes de ciel étoilé. Et Tamron en profite pour changer de visage.
Par Marius L., le 20 juillet 2026. Catégorie : Photo.
Deux heures du matin, quelque part loin de la pollution lumineuse. Tu as le trépied, le ciel dégagé, la Voie lactée plein cadre... et un zoom qui ferme à f/4 au grand-angle, qui t'oblige à monter les ISO jusqu'à ce que le bruit mange les étoiles. C'est exactement cette frustration que Tamron vient viser avec le 12-20mm F2.8, officialisé le 15 juillet en montures Sony E et Nikon Z plein format. Ouverture f/2.8 constante sur toute la plage, 17 éléments en 12 groupes, moteur VXD, diaphragme à 12 lamelles et 570 grammes sur la balance : sur le papier, c'est l'ultra grand-angle lumineux le plus compact de sa catégorie. Le constructeur promet une correction poussée de la coma sagittale, ce défaut qui transforme les étoiles des coins d'image en petites mouettes, le cauchemar des astrophotographes.
L'autre nouvelle, c'est le costume. Ce 12-20mm inaugure la nouvelle identité visuelle de la marque, un langage de design baptisé « Toned Profile Next » : finition mate plus sombre, textures de bagues retravaillées, et surtout une nomenclature enfin simplifiée. Fini les noms à rallonge type « Di III VXD » que personne ne savait déchiffrer, l'objectif s'appelle Tamron 12-20mm F2.8, point. Tamron revendique au passage une qualité d'image « niveau G Master », une pique à peine voilée envoyée aux références maison de Sony. Après le carton du 35-100mm f/2.8 primé aux TIPA qu'on saluait ce printemps, le constructeur japonais enchaîne les sorties ambitieuses à un rythme impressionnant.
Le tarif : 1 699 dollars, disponibilité le 30 juillet en Sony E, la monture Nikon Z suivant fin août. À qui s'adresse-t-il ? Si tu shootes la Voie lactée, les aurores, l'architecture d'intérieur ou du vlog très large, le f/2.8 constant à ce poids change la donne face aux f/4 maison. Si tu possèdes déjà un 17-28mm f/2.8 et que tu ne descends jamais sous 17mm, garde ton argent : le gain se joue surtout dans ces 5 millimètres extrêmes, spectaculaires mais exigeants. Un détail à vérifier avant de craquer : la lentille frontale bombée impose des filtres arrière en gélatine, pas de porte-filtre vissant classique. Les tests terrain arrivent d'ici la fin du mois, on guettera surtout les coins d'image à pleine ouverture.