One Piece saison 2 : Chopper est parfait, le rythme un peu moins

Into the Grand Line réussit tout ce qui semblait impossible, Chopper en tête, et confirme que Netflix tient son adaptation miracle. Mais huit épisodes pour cinq arcs du manga, ça se sent : la Grand Line se visite au pas de course.

Testé par Fred Ferrer, le 7 juillet 2026. Note : 7.5/10.

Verdict : La série live action garde son cap et son cœur, et l'arrivée réussie de Chopper tient du petit miracle industriel. Mais condenser cinq arcs en huit épisodes a un coût : les escales s'enchaînent trop vite pour laisser les émotions infuser. Très bonne saison, qui aurait été grande avec deux épisodes de plus.

Tout le monde attendait la saison 2 de One Piece sur une seule question : Chopper. Comment faire exister en prises de vues réelles un petit renne au nez bleu qui parle, pleure et fait fondre le lectorat depuis 1998 ? Réponse de Netflix le 10 mars 2026 : en CGI intégral, animé sur la voix et les expressions de Mikaela Hoover. Et ça marche. IGN, qui a mis un 9/10 enthousiaste à la saison, l'écrit sans trembler : « aucune raison de s'inquiéter pour Tony Tony Chopper », le docteur bien-aimé de l'équipage est « parfait ». On confirme : dès sa première scène, on y croit, et à la fin de l'arc Drum Island, on pleure.

La saison, sous-titrée Into the Grand Line, fait entrer l'équipage au Chapeau de paille dans le grand bain : Loguetown, la Reverse Mountain et la baleine Laboon, Whisky Peak, Little Garden, Drum Island. Les effets visuels ont fait un bond depuis la saison 1 : IGN souligne qu'on est « très loin de la monstruosité qu'était Arlong », et les créatures de cette saison, Laboon en tête, tiennent la comparaison avec du cinéma. Le casting reste la grande force du projet : Iñaki Godoy est toujours ce Luffy solaire impossible à ne pas aimer, et les nouveaux venus s'intègrent sans fausse note, Katey Sagal en Dr Kureha en tête.

La Grand Line au pas de course

Alors pourquoi notre note est-elle plus prudente que celle d'IGN ? Le rythme. Cinq arcs du manga en huit épisodes, ça impose des coupes franches, et ça se sent à l'écran : à peine arrivé à Whisky Peak, on repart ; Little Garden défile comme un diaporama. Là où la saison 1 prenait le temps de faire respirer chaque île, celle-ci coche des étapes. L'émotion de Drum Island survit parce que Chopper est irrésistible, mais d'autres moments forts passent trop vite pour marquer. Ajoute des choix de chronologie assumés, l'exécution de Gold Roger en ouverture, des révélations avancées de plusieurs arcs, et les puristes du manga ont matière à râler. IGN le reconnaît d'ailleurs : ces choix « pourraient être controversés ».

Le succès, lui, est au rendez-vous : numéro 1 mondial sur Netflix dès sa semaine de sortie, 16,8 millions de vues en quatre jours, et une saison 3 déjà commandée, avec un Crocodile déjà installé en menace. C'est légèrement en dessous du lancement de la saison 1, mais largement assez pour installer One Piece comme LA locomotive live action de la plateforme. Notre conseil : regarde-la en deux soirées plutôt qu'une, l'overdose de vitesse se digère mieux à petites doses. Et prépare les mouchoirs pour la fin de saison. Tu sauras.

Le trailer officiel de la saison 2 de One Piece (source : Netflix)