Fallout saison 2 : viva New Vegas, la meilleure adaptation de jeu vidéo enfonce le clou

Lucy et la Goule prennent la route de New Vegas, Robert House entre en scène et une deathclaw vole la vedette. Plus sombre, plus sanglante, un chouïa plus dispersée : la saison 2 confirme que Fallout est la locomotive des adaptations de jeux.

Testé par Fred Ferrer, le 28 juin 2026. Note : 8/10.

Verdict : Une saison 2 plus ambitieuse, plus violente et plus fidèle que jamais à l'humour noir des jeux. Elle s'éparpille parfois en multipliant les intrigues, mais dès que Lucy, la Goule ou Mr. House sont à l'écran, c'est du grand divertissement. Vivement la saison 3, déjà commandée.

La saison 1 de Fallout s'achevait sur une image que les joueurs de New Vegas attendaient comme un rendez-vous : les tours du Strip à l'horizon. La saison 2, diffusée du 16 décembre 2025 au 3 février 2026 sur Prime Video, tient cette promesse dès son ouverture. Lucy et la Goule traversent le désert de Mojave vers la ville-casino, pendant que Maximus recolle les morceaux de la Confrérie et que les flashbacks de Cooper Howard continuent de déterrer le passé d'avant les bombes. Résultat : 96 % sur Rotten Tomatoes et un public au rendez-vous dès la première semaine.

La grande prise de cette saison s'appelle Justin Theroux. Son Robert House, le magnat qui a mis Vegas sous cloche avant l'apocalypse, injecte une élégance vénéneuse dans chaque scène, face à un Kyle MacLachlan toujours aussi trouble en Hank MacLean. Variety résume la copie d'un titre : « plus sanglante, plus expansive ». On ajoute : plus drôle aussi, avec un humour noir régulièrement dégainé au pire moment possible, exactement comme dans les jeux. Et la deathclaw, enfin. On ne te dira pas quand elle surgit. Tu sauras.

Le revers de l'expansion, c'est la dispersion. En multipliant les points de vue et les allers-retours temporels, la saison met trois épisodes à trouver sa vitesse de croisière, là où la fin de saison 1 filait comme une balle. Certains arcs secondaires auraient mérité d'être resserrés. Mais chaque fois que la série menace de s'égarer, il suffit d'un face-à-face entre Ella Purnell et Walton Goggins pour tout remettre d'aplomb : ces deux-là portent la série sur leurs épaules avec une évidence désarmante.

Au rayon chiffres, Amazon affiche un lancement dans le top Nielsen et une saison 3 commandée avant même la diffusion du premier épisode. On comprend pourquoi : dans le paysage des adaptations de jeux vidéo, Fallout reste la référence absolue avec The Last of Us, et cette saison creuse encore l'écart côté plaisir pur. Huit épisodes, zéro temps mort une fois la machine lancée, et un cliffhanger final qui rend l'attente douloureuse. Okey dokey.