Donkey Kong Bananza : casser des montagnes n'a jamais rendu aussi heureux

Tout détruire, creuser partout, chanter avec Pauline : la première grande exclusivité Switch 2 est un feu d'artifice signé par l'équipe de Mario Odyssey. On en ressort avec des étoiles dans les yeux et des gravats plein les poches.

Testé par Léo Martin, le 8 juin 2026. Note : 9/10.

Verdict : Le meilleur jeu de la Switch 2 et l'un des meilleurs Nintendo de la décennie. La destruction du terrain change tout, l'humour fait mouche, et le duo DK-Pauline restera. Quelques caprices de caméra n'y changent rien : c'est un indispensable.

Il y a des concepts de jeu qu'on comprend en une seconde. Donkey Kong Bananza, c'est celui-ci : tout ce que tu vois, tu peux le casser. Le sol, les murs, les montagnes, les plafonds. DK creuse, arrache des blocs, surfe sur un morceau de roche arraché à la paroi. Sorti le 17 juillet 2025, un mois et demi après la console, le jeu est la première grande exclusivité pensée de bout en bout pour la Switch 2, développée par l'équipe de Super Mario Odyssey. Et ça se sent dans chaque recoin.

La descente vers le noyau de la planète s'organise en strates, chacune avec son biome, ses habitants et ses secrets enfouis, littéralement. À tes côtés, Pauline, 13 ans, dont la voix déclenche les transformations Bananza : gorille surpuissant, zèbre véloce, autruche planante. GamesRadar+ ne s'y trompe pas : la destruction « n'est pas juste un gadget tape-à-l'œil pour la génération Minecraft, c'est une des meilleures inventions de Nintendo depuis des années ». On signe : le réflexe de creuser pour voir ce qui se cache dessous ne s'épuise jamais, parce que le jeu récompense TOUJOURS la curiosité.

Donkey Kong repeint en rose et Pauline stupéfaite dans Donkey Kong Bananza
Donkey Kong repeint en rose et Pauline stupéfaite dans Donkey Kong Bananza (© GamesRadar+ (Nintendo))

Le jeu le mieux noté de la série depuis 1999

Les chiffres donnent le vertige : 91 sur Metacritic, onze notes parfaites dont un rarissime 10/10 chez IGN et un autre au Washington Post. C'est le meilleur score jamais atteint par une exclusivité Switch 2, et il égale Donkey Kong 64, sorti en 1999, au sommet de la série. Le tout à 69,99 €, quand Mario Kart World s'affiche à 79,99 €. Pour une fois que la surprise du chef coûte moins cher que le plat signature, on ne va pas bouder.

Tout n'est pas parfait. Quand tu creuses profond, la caméra se débat parfois avec tes tunnels, et les explosions de voxels font ponctuellement plier le framerate. GamesRadar+ pointe les mêmes réserves, et elles sont réelles sans jamais gâcher la fête. La coop en local, où le deuxième joueur incarne Pauline et mitraille des blocs à la voix, transforme les sessions en famille en concert de rires. Le mode DK Artist, lui, laisse sculpter le terrain comme de la pâte à modeler.

Le trailer de présentation officiel de Donkey Kong Bananza (source : Nintendo of America)

Bananza réussit ce que seuls les grands Nintendo réussissent : donner l'impression que le jeu vidéo vient d'être inventé. On démarre pour dix minutes, on relève la tête deux heures plus tard, une montagne en miettes derrière soi et un sourire de gamin accroché au visage. Si tu as une Switch 2, la question ne se pose même pas. Si tu n'en as pas, voilà la raison d'y passer.