Death Stranding 2 : la suite qui livre tout ce que le premier promettait

Sam reprend la route, direction le Mexique puis l'Australie, dans un monde plus hostile et un jeu plus généreux. Kojima avait peur que sa suite soit « trop aimable ». Rassure-toi Hideo : on a adoré, et on a quand même pleuré.

Testé par Sarah L., le 5 juin 2026. Note : 9/10.

Verdict : Une suite triomphale qui corrige le premier épisode sur tous les plans sans trahir son étrangeté. Plus accessible, plus spectaculaire, toujours aussi à part. Si tu avais lâché le premier en route, celui-ci mérite une seconde chance.

Un an après sa sortie sur PS5, et alors que le portage PC vient de débarquer, on a rechaussé les bottes de Sam Porter Bridges pour retraverser Death Stranding 2: On the Beach. Le pitch : onze mois après le premier épisode, Sam vit caché avec Lou, avant que Fragile ne le rattrape avec une nouvelle mission. Reconnecter le Mexique, puis toute l'Australie, à bord du DHV Magellan, un navire-base qui sert de QG à une équipe de plus en plus attachante. Et dès les premières heures, le constat s'impose : tout ce que le premier jeu esquissait, celui-ci le tient.

Le monde, d'abord. L'Australie de Kojima Productions est un personnage à part entière : déserts ocre, montagnes enneigées, rivières en crue. Et elle se retourne contre toi. Séismes, incendies, inondations : le terrain change en cours de partie et transforme une route sûre en piège mortel. C'est exactement ce qui a séduit IGN, qui parle d'une « suite triomphale qui tient énergiquement la promesse de l'original » et lui colle un 9/10. La presse a suivi : 90 sur Metacritic, mieux que le premier épisode, au point d'en faire un des jeux les mieux notés de 2025.

Sam face à un gigantesque gardien mécanique dans Death Stranding 2
Sam face à un gigantesque gardien mécanique dans Death Stranding 2 (© GamesRadar+ (Sony Interactive Entertainment))

Plus Metal Gear que jamais

La grande nouveauté, c'est l'action. Le premier Death Stranding te punissait dès que tu sortais les poings ; la suite assume l'affrontement, avec un arsenal complet, des camps de pillards à vider et des boss spectaculaires. GamesRadar+ résume bien la chose : le jeu est « plus Metal Gear Solid que jamais, pour le meilleur et pour le pire ». Le meilleur : des gunfights enfin agréables et une infiltration digne de ce nom. Le pire : un peu de cette étrangeté radicale qui rendait le premier épisode inoubliable s'est dissoute en route. Kojima lui-même s'inquiétait que sa suite soit « trop aimable ». On comprend la crainte, sans la partager : le jeu reste bien trop bizarre pour passer pour un blockbuster ordinaire.

Et puis il y a le casting. Norman Reedus porte le jeu, Léa Seydoux donne à Fragile une gravité nouvelle, Elle Fanning est la révélation du récit, et Troy Baker s'amuse comme rarement en Higgs, showman guitariste d'un antagonisme réjouissant. Les cinématiques atteignent un niveau de mise en scène que même Hollywood regarderait avec envie. On ne va pas se mentir : certains monologues explicatifs tirent en longueur, héritage assumé du style Kojima. Mais quand le générique de fin arrive, difficile de ne pas rester assis, un peu sonné.

Le trailer final officiel de Death Stranding 2: On the Beach (source : PlayStation)

Dernier argument pour s'y mettre en 2026 : le jeu n'est plus prisonnier de la PS5. Depuis le 19 mars, une version PC portée avec soin tourne magnifiquement, DLSS et ultrawide compris. On t'en parlait au moment de l'annonce de Kojima, avec son mystérieux projet OD dans les cartons.

Notre article : Kojima annonce Death Stranding 2 sur PC et donne des nouvelles de OD : Lire l'article