Bambu Lab A1 : l'imprimante 3D qui a rendu le hobby accessible à tout le monde

Calibration automatique, 500 mm/s, impression 4 couleurs avec l'AMS lite et un tarif qui a fait s'étrangler la concurrence : l'A1 a démocratisé l'impression 3D. Deux ans et demi après sa sortie, elle reste notre première recommandation pour débuter.

Testé par Julien S., le 7 juillet 2026. Note : 8.7/10.

Verdict : La meilleure porte d'entrée dans l'impression 3D, et de loin. Fiable, rapide, presque silencieuse, elle imprime bien dès le déballage et le combo AMS lite ajoute la couleur pour trois fois rien. Si tu rêves d'imprimer tes figurines, tes supports de manette ou tes pièces détachées, commence ici.

Pendant des années, l'impression 3D a été un hobby de bidouilleurs : nivellement du plateau à la feuille de papier, heures de réglages, prières avant chaque lancement. La Bambu Lab A1, sortie en décembre 2023, a changé la donne d'un coup. Tu la déballes, elle se calibre toute seule, et vingt minutes plus tard elle sort un benchy propre. Deux ans et demi après, avec un prix descendu à 249 € (349 € en Combo avec l'AMS lite), elle reste la machine qu'on conseille à tous ceux qui veulent se lancer. Tom's Hardware ne s'y était pas trompé : 4,5/5 et un badge Editor's Choice dès sa sortie.

Ce qui frappe d'abord, c'est le silence. Denise Bertacchi, qui signe le test de Tom's Hardware, la décrit comme « une imprimante rapide, fiable et silencieuse à un prix compétitif », bien plus discrète que la meute des machines de course actuelles. À 500 mm/s en pointe, l'A1 imprime en deux heures ce qui en prenait huit sur la génération d'avant, sans transformer ton bureau en hall d'aéroport. La buse se change en trente secondes sans outil, le plateau PEI se flexe pour décoller les pièces, et l'app Bambu Handy suit l'impression via la caméra intégrée. Tout est pensé pour que ça marche, point.

La couleur pour tous, le bazar aussi

L'argument massue, c'est l'AMS lite. Pour 100 € de plus en Combo, ce carrousel à quatre bobines ouvre l'impression multi-couleurs, un luxe autrefois réservé aux machines à plus de 1 000 €. Nos figurines de pandas bicolores et nos dragons articulés multicolores sortent nickel. Mais le système a deux défauts que Tom's Hardware pointait déjà : il occupe une place déraisonnable sur le bureau, et chaque changement de couleur purge du filament qui finit à la poubelle. Sur une pièce à quatre couleurs, le gâchis se voit. Prévois un pot à déchets et un grand bureau.

Il faut aussi parler de l'épisode qui a fait trembler la communauté : début 2024, Bambu Lab a rappelé toutes les A1 pour un défaut du câble du plateau chauffant, avec remboursement intégral ou remplacement au choix. Moins de 0,1 % des machines étaient concernées, la gestion a été exemplaire et le problème est réglé depuis longtemps sur les unités actuelles. On le mentionne par transparence : c'est de l'histoire ancienne, mais c'est l'histoire. Dernier bémol, structurel celui-là : pas de caisson fermé, donc pas d'ABS ni de matériaux techniques. Pour ça, il faudra passer sur les grandes sœurs de la gamme.

La vidéo de présentation officielle de la Bambu Lab A1 (source : Bambu Lab)

Verdict après des mois d'utilisation quotidienne : l'A1 est à l'impression 3D ce que la première Switch a été à la console hybride. Pas la machine la plus capable du marché, mais celle qui a fait basculer le hobby dans le grand public. À 249 €, l'hésitation n'a plus lieu d'être : c'est le meilleur premier pas possible, et probablement la seule imprimante dont un débutant aura besoin pendant des années.