xQc banni de Twitch en plein direct pour la Coupe du Monde, il repart sur Kick
Sixième bannissement de la carrière du Québécois, déclenché par un highlight de la Coupe du Monde 2026. Quelques minutes plus tard, il était live sur Kick, relançant le débat sur l'éthique du passage entre plateformes après la pique de Pokimane.
Par Liloo_TV, le 23 juin 2026. Catégorie : Streaming.
Lundi 22 juin, fin de soirée. xQc est en train de réagir à un highlight de la Coupe du Monde 2026, un clip de cinq secondes de Mbappé qui tourne sur Twitter, quand son écran se fige. Bannissement. En direct, devant des dizaines de milliers de personnes, son canal Twitch vient de tomber. Pas une erreur de modération obscure : un strike copyright lié à la FIFA, et un compteur de 48 heures qui s'enclenche.
C'est le sixième bannissement de la carrière de Félix Lengyel sur Twitch, un record que peu de partenaires de la plateforme peuvent revendiquer. Sa lecture de la situation, livrée à chaud : Twitch aurait coupé le canal pour stopper net la diffusion et empêcher d'autres infractions copyright pendant le même live. Une logique de garde-fou automatique, pas une sanction morale. Sauf que xQc n'a pas attendu la fin de ses 48 heures pour reprendre l'antenne.
Le réflexe Kick, et la pique de Pokimane
Quelques minutes après la chute de son canal, xQc était live sur Kick pour commenter l'incident, finir tranquillement sa session, et regarder le reste du contenu Coupe du Monde sans risque de strike. Le réflexe est devenu mécanique chez lui : banni d'un côté, on rallume de l'autre. Sauf que ce va-et-vient ne passe plus inaperçu, et il a un coût d'image.

Le 20 juin, Pokimane avait remis une pièce dans la machine en jugeant moralement discutable, voire 'cringe', le fait de basculer sur Kick dès qu'on est gêné sur Twitch. xQc lui a répondu le 21, défendant son droit de streamer où il veut quand son canal principal est hors-jeu. Le débat a explosé en clips et en threads, parce qu'il touche à un nerf bien plus large que leur duel : Kick, c'est l'argent et la liberté de modération, mais c'est aussi une plateforme dont l'image colle à celle de son sponsor casino. Choisir d'y migrer n'est jamais un geste neutre, et la question que pose Pokimane mérite d'être posée : qu'est-ce qu'un créateur cautionne quand il y emmène son audience ?
La guerre Twitch vs Kick, toujours plus ouverte
Cet épisode n'arrive pas dans le vide. On suit depuis des mois la guerre des splits de revenus entre les deux plateformes, et la bascule d'Amouranth qui a signé un deal massif chez Kick après avoir claqué la porte de Twitch. xQc lui-même a déjà un contrat colossal avec Kick : son réflexe de rallumer là-bas n'a rien d'anodin, il s'inscrit dans une stratégie où la plateforme bleue n'est plus qu'une vitrine parmi d'autres. Pendant ce temps, Twitch durcit le copyright, multiplie les bans automatiques, et donne malgré elle des arguments à ceux qui veulent partir.
Le prochain pas est facile à anticiper : xQc va continuer à pousser ses gros moments sur Kick, exactement comme il l'a fait cette nuit-là, en attendant peut-être de faire comme Amouranth et d'y basculer pour de bon. À surveiller, son retour officiel sur Twitch dans 48 heures : combien de temps avant le septième ban, et combien de temps avant que la question 'pourquoi rester ?' devienne, pour lui aussi, sans réponse.