Toy Story 5 sort le 19 juin : Pixar signe un retour en forme et un duel jouets contre tech

Les premières réactions à la première sont tombées et elles sont franchement positives. Tony Hale reprend Forky, un nouveau personnage vole des rires, et le film oppose les jouets aux écrans.

Par Fred Ferrer, le 14 juin 2026. Catégorie : Cinéma.

Tu as grandi avec ces jouets. Tu avais peut-être huit ans devant le premier Toy Story, et tu en as sûrement versé une larme sur le quatrième. Alors quand les lumières se rallument après la première mondiale du cinquième et que les premiers spectateurs sortent le sourire aux lèvres, ça compte. Les réactions à la première sont tombées mi-juin, et elles dessinent l'image d'un Pixar qui a retrouvé sa main, à quelques jours de la sortie en salles fixée au 19 juin.

Le mot qui revient le plus dans les retours, c'est retour en forme. Après des années où Pixar a semblé chercher son souffle entre suites et paris narratifs inégaux, Toy Story 5 est décrit comme un film qui retrouve l'équilibre exact entre l'émotion et la comédie qui a fait la légende de la saga. Plusieurs réactions soulignent un rire franc, une animation au sommet, et ce mélange de tendresse et d'angoisse existentielle propre à la franchise depuis 1995.

Forky de retour, et un nouveau venu qui fait mouche

Tony Hale reprend le rôle de Forky, la fourchette anxieuse devenue jouet malgré elle, et son ressort comique fonctionne toujours autant. Mais la vraie surprise des retours, c'est un nouveau personnage que beaucoup citent comme le voleur de scène du film. Sans spoiler, les premiers spectateurs s'accordent à dire qu'il apporte une énergie fraîche au gang habituel, sans jamais l'écraser. Difficile de faire entrer un visage neuf dans une bande aussi aimée : Pixar semble avoir réussi son pari.

Jessie, Bullseye et le jouet électronique Smarty Pants dans une scène de Toy Story 5
Jessie, Bullseye et le jouet électronique Smarty Pants dans une scène de Toy Story 5 (© TMDB)

Les jouets contre les écrans, le vrai sujet du film

Au cœur du récit, une tension qui résonne fort en 2026 : le film oppose les jouets analogiques aux écrans et à la technologie qui captent l'attention des enfants. Là où les Toy Story précédents interrogeaient l'abandon, la propriété ou la liberté, ce cinquième volet s'attaque à un sujet de société brûlant, celui d'une génération happée par les tablettes. Pixar reste fidèle à sa méthode : prendre une angoisse adulte très réelle et la faire vivre à hauteur de jouet.

C'est un thème qui dialogue avec une vraie tendance de fond, celle d'une jeunesse qui cherche à quitter le feed pour retrouver de la présence concrète. Le film arrive aussi auréolé d'un battage marketing massif, entre une chanson événement et un Disclosure Day pensé pour saturer les écrans, sujets qu'on a déjà détaillés ailleurs. Mais au-delà du bruit, la vraie question se posera dès le 19 juin en salles : est-ce que ce duel jouets contre tech tient sur la durée d'un film, ou s'épuise-t-il en un slogan ? Les premières réactions penchent du bon côté. Reste à le vérifier dans le noir d'une salle.