Toy Story 5 vise 165 à 185 millions à l'ouverture : Pixar fonce vers un record historique
Sortie le 19 juin, le cinquième volet est attendu pour le plus gros démarrage d'animation jamais vu. Avec un single de Taylor Swift en bélier marketing.
Par Fred Ferrer, le 17 juin 2026. Catégorie : Cinéma.
Tu as sans doute revu la fin de Toy Story 4 au moins une fois, ce plan où Woody choisit sa nouvelle vie et où tu te dis que c'est terminé, que la boucle est bouclée, qu'on ne touchera plus à ces personnages. Pixar avait livré une conclusion presque parfaite. Et pourtant, le 19 juin, Woody, Buzz et la bande reviennent au cinéma, et les projections donnent le vertige.
Selon les estimations qui circulent, Toy Story 5 viserait entre 165 et 185 millions de dollars sur son week-end d'ouverture aux États-Unis. Si la fourchette haute se confirme, ce serait tout simplement le plus gros démarrage de l'histoire pour un film d'animation, devant les records déjà battus par les précédents volets de la franchise et par les Vice-Versa.
L'animation, valeur refuge d'un Hollywood qui doute
Ce démarrage attendu tombe à un moment révélateur. En 2026, le live-action de grosses licences se prend mur sur mur. Masters of the Universe, le He-Man d'Amazon, vient de s'écrouler au box-office après un budget colossal. Pendant ce temps, l'animation familiale enchaîne les cartons. Le contraste est brutal : d'un côté, des reboots qui peinent à convaincre, de l'autre, des dessins animés qui remplissent les salles le week-end.

Pourquoi ça marche aussi bien ? Parce que l'animation familiale vise un double public. Les enfants veulent voir le film, mais ce sont les parents, voire les jeunes adultes biberonnés à Toy Story depuis 1995, qui paient les billets. Trois générations peuvent s'asseoir dans la même salle et y trouver leur compte. C'est un modèle quasi imbattable, que les blockbusters live-action peinent à reproduire.
Taylor Swift, le bélier marketing
Pixar n'a pas laissé le hasard décider. Le studio a sorti l'artillerie lourde en plaçant un single de Taylor Swift au cœur de sa campagne. Quand la chanteuse la plus écoutée de la planète associe son nom à un film, l'effet d'entraînement est immédiat : des millions de fans relaient, écoutent, partagent, et l'algorithme fait le reste. Ce n'est plus seulement la promo d'un film d'animation, c'est un événement culturel qui déborde largement du cinéma.
On en parlait déjà quand ce single a explosé les compteurs sur Spotify avant même la sortie du film. Le calcul est limpide : transformer chaque écoute en rappel que Toy Story 5 arrive, et ancrer la date du 19 juin dans la tête du grand public sans avoir à payer une seule publicité supplémentaire.
La pression d'une suite qui n'avait rien à prouver
Reste la vraie inconnue, celle que les chiffres ne disent pas. Toy Story 4 offrait une fin si nette que beaucoup voyaient ce cinquième volet comme un risque pour l'héritage de la saga. Le film s'attaque cette fois au rapport des enfants aux écrans et aux tablettes, avec un personnage central pensé comme un miroir de notre époque. Sur le papier, le sujet est juste. Reste à voir si Pixar parvient à l'incarner sans donner l'impression de rallonger une histoire déjà bouclée.
Le verdict tombera dès le week-end du 19 juin. Si les projections se confirment, Pixar n'aura pas seulement battu un record, il aura prouvé que l'animation reste la valeur la plus sûre du cinéma américain quand tout le reste vacille. Le prochain rendez-vous à surveiller : les chiffres réels du lundi, et la note du public qui dira si la magie opère encore une cinquième fois.