© 2026 CTRL-POP (ctrlpop.fr) · Créé par Neva Vidal · Tous droits réservés · NEVA-7A0DCD1A761E1FF7-CTP
Accueil › Médias › Cinéma

The Invite : le dîner qui dérape d'Olivia Wilde séduit la critique à 96 %

Seth Rogen, Penélope Cruz et Edward Norton autour d'une table, Olivia Wilde devant et derrière la caméra : la comédie A24, en salles larges depuis le 10 juillet aux États-Unis, affiche 96 % sur Rotten Tomatoes. Avec un seul bémol récurrent : elle serait presque trop sage.

Par Fred Ferrer, le 11 juillet 2026. Catégorie : Cinéma.

The Invite : le dîner qui dérape d'Olivia Wilde séduit la critique à 96 %

Tu connais ce moment précis d'un dîner entre couples : la deuxième bouteille est ouverte, la planche de charcuterie est à moitié vide, et quelqu'un lâche la phrase de trop. Le sourire des hôtes se fige un quart de seconde. C'est exactement là, dans ce quart de seconde, que The Invite installe sa caméra pendant une heure et quarante minutes.

Le pitch tient sur un dessous de verre : à San Francisco, Angela (Olivia Wilde, également à la réalisation) et son mari Joe (Seth Rogen), couple au bord de l'usure, invitent leurs mystérieux voisins du dessus, Piña (Penélope Cruz) et Hawk (Edward Norton), pour un verre de vin. La soirée va vriller, évidemment. Adapté du film espagnol Sentimental de Cesc Gay, le film marque le retour d'Olivia Wilde derrière la caméra, quatre ans après le tumultueux Don't Worry Darling. Et cette fois, le bruit autour du film vient des critiques, pas des coulisses.

96 % : la critique embarque, avec un bémol

Sur Rotten Tomatoes, le film affiche 96 % sur plus de 200 critiques, et 91 % côté public. Le consensus parle d'une « farce sophistiquée », « perversement drôle », portée par un quatuor que plusieurs critiques décrivent comme électrique. Un texte évoque même « un Qui a peur de Virginia Woolf ? moderne, avec du kink ». Le bémol récurrent vient notamment de NPR : Justin Chang salue la direction d'acteurs et un Seth Rogen dont la bonhomie s'est « durcie en carapace de mécontentement de quadragénaire », mais regrette que le film recule devant ses choix les plus audacieux pour retomber dans une forme de sécurité émotionnelle.

Le film aurait pu être, j'ose le dire, un peu plus Wilde.

Justin Chang, critique pour NPR

L'été où les films pour adultes respirent

Au-delà du cas Wilde, The Invite confirme une tendance qu'on observait déjà avec le carton surprise de Disclosure Day de Spielberg : l'été 2026 prouve qu'un film original pour adultes peut exister, et même prospérer, entre deux mastodontes à franchise. Un huis clos de dialogues avec quatre stars quinquagénaires en salles larges un 10 juillet, en plein entre Minions et The Odyssey de Nolan, c'était impensable il y a trois ans. A24 en a fait sa spécialité, et le public suit.

Reste la question qui nous concerne : la date française. A24 n'a pas encore communiqué de sortie hexagonale, ses films arrivant chez nous via des distributeurs indépendants, parfois avec plusieurs mois de décalage. En attendant, garde un œil sur les annonces de la rentrée : un dîner aussi bien accompagné, ça ne se refuse pas.

À lire aussi en Cinéma

  • Paramount avale Warner Bros. le 6 octobre : Hollywood s'appellera Skydance
  • The Last of Us : John Goodman rejoint la saison 3, Naughty Dog prépare deux nouveaux projets
  • Elsinore : Andrew Scott devient Ian Charleson dans un premier trailer taillé pour les Oscars
  • Digger : Tom Cruise chez Iñárritu divise déjà la critique avant sa sortie

Les derniers articles CTRL-POP

  • Gears of War: E-Day : 88 sur Metacritic, le meilleur Gears depuis quinze ans
  • Behemoth! : Pedro Pascal a appris le violoncelle pour Tony Gilroy, et ça s'entend
  • Gemini 4 Argon contre GPT-6.1 Sol : deux IA au même prix, deux idées de qui y a droit
  • Castlevania: Belmont's Curse : la démo gratuite est sortie, Paris brûle en 1499

Tous les articles · Toutes les thématiques · L'équipe CTRL-POP