« The Guy She Was Interested in Wasn't a Guy at All » : le yuri qui met du Nirvana en opening
Adaptée par CloverWorks pour janvier 2027, la romance culte de Sumiko Arai s'ouvrira sur « Breed » de Nirvana (1991). Fait rare : Dave Grohl lui-même a validé, et la mangaka lui a montré la setlist secrète en interview.
Par Maïa Devos, le 5 juillet 2026. Catégorie : Culture.
Tu ouvres un nouvel anime de romance, tu t'attends à la petite chanson pop sucrée qui va avec, calibrée pour rester douce. Et là, dans le noir, les premières notes qui claquent, c'est du Nirvana. « Breed », 1991, la basse grasse et la batterie qui cogne. Voilà le pari inattendu de l'adaptation de « The Guy She Was Interested in Wasn't a Guy at All », teasée cette semaine à l'Anime Expo pour une sortie en janvier 2027.
Quand le grunge des 90s rencontre le yuri de 2027
L'histoire, signée Sumiko Arai, est devenue culte en ligne avant même son adaptation : une lycéenne craque pour un « garçon » cool croisé au disquaire, qui se révèle être une fille. Une romance entre filles, portée par une esthétique musicale forte, disquaires, vinyles, casques sur les oreilles. Le studio CloverWorks, réputé pour son animation soignée, s'en empare. Et plutôt qu'un opening sur-mesure, il pose dessus un morceau qui a bercé une génération née bien avant les personnages.
Dave Grohl a dit oui, et l'anecdote vaut le détour
Décrocher un vrai morceau de Nirvana pour un anime, ça ne se fait pas d'un claquement de doigts : les droits de ce catalogue sont parmi les plus surveillés de la musique. Et pourtant, Dave Grohl, ancien batteur du groupe devenu leader des Foo Fighters, a donné son feu vert. Mieux : selon une interview, la mangaka Sumiko Arai lui aurait montré la fameuse setlist musicale secrète qu'elle imaginait pour son œuvre. Un pont direct entre l'autrice et l'un des derniers survivants de Nirvana, autour d'une histoire d'amour entre deux filles au Japon des années 2020.
Ce qui frappe, au fond, c'est la justesse du geste. La série ne fait pas de son couple de filles un argument ni une case à cocher : elle le raconte comme une romance, tout simplement, avec ses vinyles et ses concerts fantasmés. On avait déjà vu cette délicatesse ailleurs, avec l'esthétique très travaillée de « Just Like Mona Lisa » côté SHAFT. Reste à voir si CloverWorks tiendra la note sur toute une saison. Rendez-vous en janvier 2027, casque vissé sur les oreilles, pour découvrir si « Breed » sonne aussi bien en générique d'anime que dans ton vieux lecteur.