Le retour du cinéma asiatique : Bong, Park, Hong
Pourquoi la Corée et le Japon écrasent Hollywood en 2026.
Par Fred Ferrer, le 1 avril 2026. Catégorie : Cinéma.
Quand Bong Joon-ho a remporté l'Oscar du meilleur film pour Parasite en 2020, ce n'était pas un accident. C'était la consécration d'un mouvement qui couvait depuis 20 ans : la nouvelle vague du cinéma asiatique.
Le trio coréen
Park Chan-wook (Old Boy, Decision to Leave), Bong Joon-ho (Parasite, Memories of Murder), Lee Chang-dong (Burning) (chacun a une signature absolument unique. Mais tous partagent une approche : le cinéma comme réflexion politique sur la société sud-coréenne. Inégalités, post-coloniales, gender wars) tout y passe, sans pitié.
Le Japon contemplatif
Côté japonais, Ryusuke Hamaguchi (Drive My Car, Evil Does Not Exist) a explosé avec son cinéma lent, contemplatif, où chaque silence pèse autant qu'un dialogue. Hirokazu Kore-eda (Une affaire de famille) creuse la même veine humaniste depuis 30 ans.
Hollywood a oublié comment être petit. Nous, on n'a jamais su être autre chose.
Ryusuke Hamaguchi
Un succès qui inspire
En 2026, Cannes, Venise, Berlin et les Oscars donnent leurs prix majeurs à des films coréens, japonais, taiwanais, indiens. La domination occidentale est challengée. Et Netflix, avec Squid Game et All of Us Are Dead, prouve qu'il y a une demande mondiale colossale pour cette vision.