© 2026 CTRL-POP (ctrlpop.fr) · Créé par Neva Vidal · Tous droits réservés · NEVA-7A0DCD1A761E1FF7-CTP

Mizkif vs Emiru : la justice recommande de laisser le procès en diffamation continuer

Un juge magistrat fédéral du Texas recommande de rejeter la demande de classement d'Emiru, écarte Asmongold du dossier et demande à Mizkif de préciser ses accusations sous 30 jours. Rien n'est tranché sur le fond.

Par Camille D., le 14 juillet 2026. Catégorie : Streaming.

Neuf mois que la communauté Twitch retient son souffle sur cette affaire, et chaque document judiciaire est disséqué en direct par des milliers de viewers. Le dernier en date fait avancer le dossier d'un cran. Rappel des faits : en octobre 2025, Emiru, de son vrai nom Emily Schunk, a accusé en live son ex-compagnon Mizkif de violences psychologiques et domestiques, de harcèlement, d'agression sexuelle et de menaces. Mizkif a nié en bloc, puis a porté plainte pour diffamation et rupture de contrat devant un tribunal fédéral du Texas, visant Emiru, mais aussi Asmongold, l'organisation OTK, Mythic Talent et King Gaming Labs, après que OTK a affiché son soutien à Emiru et confirmé la fin de sa collaboration avec lui.

Ce que dit la nouvelle décision, révélée dans un rapport de juge magistrat fédéral : la demande d'Emiru de classer la plainte en diffamation devrait être rejetée, car les déclarations visées sont jugées « raisonnablement susceptibles d'un sens diffamatoire » et la plainte est suffisamment étayée pour continuer. Le même rapport recommande en revanche de classer sans préjudice la plainte contre Asmongold, de renvoyer les volets OTK, Mythic et King Gaming Labs vers un arbitrage privé, et impose à Mizkif de déposer sous 30 jours une liste précise de chaque déclaration qu'il conteste, citation exacte à l'appui. Mizkif a accepté l'essentiel de ces recommandations mais a contesté le renvoi en arbitrage dans un dépôt du 29 juin. La décision finale revient au juge de district.

C'est le tribunal qui laisse mon dossier avancer, pas un verdict.

Mizkif, dans sa vidéo « Emiru Lied, Part 1 »

Il faut le dire noir sur blanc : à ce stade, la justice n'a strictement rien tranché sur le fond. Le tribunal n'a pas dit que les accusations d'Emiru étaient fausses, ni que celles de Mizkif étaient fondées. Il a seulement vérifié que la plainte était rédigée de façon assez solide pour justifier un procès, une étape technique que Mizkif reconnaît lui-même dans sa vidéo de 45 minutes publiée cette semaine, où il annonce d'autres épisodes à venir. Les deux camps maintiennent intégralement leurs versions. La prochaine échéance à surveiller : la déclaration détaillée que Mizkif doit déposer sous 30 jours, puis la validation ou non du rapport par le juge de district. On continuera de suivre le dossier aux étapes qui comptent, décisions à l'appui, sans jamais confondre procédure et vérité.