Margny-Compiègne Geek Convention : on a couvert la 8e édition, rodée et chaleureuse (à un détail près)
Huitième édition, deux bâtiments, du cosplay partout et une grosse présence Star Wars : le plus gros salon geek du coin tourne comme une horloge. Un seul vrai point noir, la scène principale. Notre compte-rendu depuis Le Tigre.
Par Neva Vidal, le 8 juin 2026. Catégorie : Events.
On y était invités, et on a dit oui sans hésiter. Les 6 et 7 juin 2026, la Margny-Compiègne Geek Convention plantait ses stands au Tigre, à Margny-lès-Compiègne, dans l'Oise. Huitième édition au compteur, et ça se sent dès les premiers pas. Appareil photo en bandoulière, on a passé la journée à arpenter ses allées. Le verdict tient en une ligne : un événement bien tenu et accueillant, avec un seul vrai bémol qu'on garde pour la fin.
Une 8e édition qui a de la bouteille
Huit éditions, ça ne s'improvise pas, et le savoir-faire saute aux yeux. L'agencement est réfléchi, les stands nombreux et bien répartis, sans temps mort. Derrière, on devine une équipe de passionnés qui soigne le moindre détail. À l'échelle locale, c'est le plus gros rendez-vous geek autour de Compiègne, et ça draine forcément du monde : des navettes desservaient le site, et le parking était immense. On s'est garés et on est entrés sans la moindre galère.
Dès l'entrée, on est dans l'ambiance
Le ton est donné dès les portes franchies. Des stands kawaii nous accueillent, et de chaque côté, le salon nous embarque direct. À gauche, le jury du concours cosplay et son espace dédié. À droite, le Cosplay Hôpital, ce stand malin où l'on peut réparer un accessoire cassé entre deux passages sur scène. On est dans le bain immédiatement, et plus on s'aventure dans les recoins, plus l'ambiance se révèle attachante.
On est arrivés vers 11h, juste quand le public commençait à affluer ; le gros de la foule a débarqué entre midi et 13h, autour du repas. Et là, jolie surprise : un salon très familial, avec beaucoup d'enfants, parfois tout petits. Sans que les cosplayers se fassent rares pour autant, bien au contraire. On sentait que le concours cosplay tenait une vraie place dans l'événement.

Deux bâtiments, et un extérieur qui respire
Gros point fort : deux bâtiments. Une fois le premier parcouru, il suffisait de sortir pour relancer la visite. Une large ouverture donnait sur l'extérieur, relié au second bâtiment par une longue allée. Et ce n'était pas un couloir vide : dehors, on trouvait un stand de tir à l'airsoft, une sorte de laser game, quelques exposants et les incontournables food trucks. De quoi occuper le trajet sans jamais ressentir de creux.
Un petit regret tout de même : des stands extérieurs couverts auraient fait des merveilles. Il a un peu plu, sans gâcher la fête, mais quelques exposants à l'abri auraient donné vie à cette zone de passage, où, faute de grand-chose à voir, on ne s'attardait pas vraiment. C'est le genre de détail qui mériterait d'être développé l'an prochain. Et si le soleil est au rendez-vous, le coin extérieur deviendrait carrément un atout.
Le seul point noir : la scène principale
C'est le seul vrai bémol du salon, autant être honnête. La scène principale était mal placée, sur la bordure extérieure du passage entre les deux bâtiments. Juste à sa gauche, une grande porte restait ouverte pour laisser circuler le public, et un large halo de lumière naturelle venait frapper la scène. L'idée était sans doute d'offrir de la visibilité, mais l'effet cassait l'immersion. Et avec ces portes ouvertes, le son fuyait vers l'extérieur : par moments, on entendait mal les intervenants.
Le travail sur le son était pourtant là, on le sentait ; c'est vraiment l'emplacement qui pose question. On l'aurait bien imaginée ailleurs, par exemple à la place du stand gaming On-Lan, près de la zone guest, en plein cœur du salon. Un peu plus d'espace autour, des jeux de lumière froide à la place du plein jour, et elle serait devenue le vrai point de rassemblement de l'événement. Rien de rédhibitoire pour autant : l'ambiance a fini par prendre et le public s'est enflammé, il fallait juste l'aider un peu plus. Avec ce seul ajustement, la prochaine édition viserait le sans-faute.
Du cosplay partout, et de belles assos
Le cosplay, lui, était partout, et c'est sans doute ce qui rendait le salon aussi animé : plus un cosplayer habite son personnage, plus il embarque la foule avec lui. On ne s'attendait pas à en croiser autant, dans toutes les allées, entre deux stands. Le concours cosplay, lui, était chouette, bien dans la lignée de ce qui se fait. Une scène un peu plus grande lui aurait rendu justice, mais le moment était réussi.

Côté associations, il y avait du beau monde, et Star Wars répondait présent en force. La Bulle de Star Wars, les R2 Builders et la R2-KT tenaient des stands très soignés, parfaitement placés à côté de la zone guest. Décors immersifs, accueil au top : on a pris le temps de discuter, et c'est exactement ce genre de passionnés qui donne son âme à un salon.

Notre verdict
On a un faible pour les salons comme celui-là, où l'on tombe sans arrêt sur quelque chose de nouveau. Le second bâtiment y est pour beaucoup : ses petits créateurs, ses stands interactifs, ses artistes et son espace restauration plus posé donnent envie de flâner, de souffler, de discuter. Même sans être immense, le salon a largement de quoi remplir la journée. Au bout de trois heures, après avoir mangé, on est repartis facilement pour deux ou trois heures de plus, sans jamais s'ennuyer.
Au final, une 8e édition réussie, accueillante et bien rythmée, portée par l'association Ultimate Sci-Fi. Le seul vrai chantier reste la scène principale : un meilleur emplacement au cœur du salon, un peu plus d'immersion lumineuse et sonore, et l'édition suivante n'aurait plus rien à se reprocher. On reviendra vérifier, c'est promis.