Couture : Angelina Jolie plonge dans la Fashion Week parisienne d’Alice Winocour
La cinéaste française Alice Winocour dirige Jolie en réalisatrice américaine bousculée par une crise sanitaire pendant la Fashion Week. Trailer dévoilé, sortie française le 18 février.
Par Fred Ferrer, le 13 juin 2026. Catégorie : Cinéma.
Une femme est assise au bord d'un lit d'hôtel parisien, le regard perdu vers une fenêtre où la lumière dorée du soir s'invite. À côté d'elle, un homme silencieux. La caméra ne dit rien, mais tout est là : la fatigue, la peur, le doute. C'est ainsi que s'ouvre le trailer de Couture, le nouveau film d'Alice Winocour, où Angelina Jolie incarne une réalisatrice américaine venue à Paris pour la Fashion Week, et rattrapée par une crise intime qui change tout.
Trois femmes, trois mondes, une même Fashion Week
Le film se construit en triptyque, trois trajectoires de femmes qui se croisent dans le tourbillon de la mode parisienne. Jolie joue Maxine, la réalisatrice confrontée à un diagnostic qui bascule sa vie. À ses côtés, une jeune mannequin fraîchement débarquée et une maquilleuse qui travaille dans l'ombre des podiums, chacune avec ses rêves et ses fêlures. Ce parti pris choral permet à Winocour de filmer la mode non pas comme un univers glamour de surface, mais comme un théâtre où se jouent des vies très concrètes, parfois fragiles, loin des paillettes.

Le regard français sur une star hollywoodienne
Ce qui rend Couture singulier, c'est ce mariage entre une star planétaire et la sensibilité d'auteure de Winocour, déjà remarquée pour Proxima et Revoir Paris. La réalisatrice ne traite pas Jolie comme une icône intouchable, mais comme une actrice à vif, dans des plans intimes et tenus. Le casting français de prestige accompagne le mouvement, avec notamment Louis Garrel à ses côtés. C'est un film français qui invite une figure américaine, et qui choisit de la filmer à hauteur de femme plutôt qu'à hauteur de légende.
C'est un cri de rage, de libération.
Couture
Au-delà du sujet de la mode, Couture parle surtout de ce que vivent ces femmes quand le décor scintillant s'éteint : la maladie, la précarité du métier de mannequin, l'invisibilité de celles qui maquillent sans jamais défiler. Winocour ne cherche pas à juger ce milieu, mais à montrer qui le fait tenir debout, souvent dans l'ombre. C'est cette attention aux trajectoires fragiles qui donne au film sa colonne vertébrale.
Le film est sorti en France le 18 février 2026 et continue son parcours à l'international. Si tu aimes le cinéma d'autrice qui prend une star et la déshabille de son aura, c'est le genre de proposition à surveiller. Et si tu l'as raté en salle, garde un œil sur les plateformes : ce type de drame intimiste y trouve souvent sa vraie seconde vie.