Colony : le maître du zombie coréen Yeon Sang-ho revient le 28 août
Dix ans après Train to Busan, Yeon Sang-ho enferme Jun Ji-hyun dans un immeuble biotech avec des infectés qui apprennent, communiquent et évoluent en réseau. Après Cannes et un carton en Corée, le film débarque dans les salles internationales.
Par Fred Ferrer, le 24 août 2026. Catégorie : Cinéma.
Une cage d'escalier plongée dans la pénombre. En haut des marches, une trentaine d'infectés immobiles, tête penchée, qui ne hurlent pas. Ils attendent. Ils observent. Et quand l'un d'eux bouge, tous bougent en même temps, comme un seul organisme. C'est l'image qui hante le trailer de Colony, le nouveau film de Yeon Sang-ho, et elle résume tout ce que le réalisateur coréen veut faire dix ans après Train to Busan : reprendre le zombie là où il l'avait laissé, et lui donner un cerveau collectif. Sortie internationale le 28 août.
Des infectés qui pensent en réseau
Le pitch, co-écrit avec Choi Gyu-seok, son complice de Hellbound : lors d'une conférence biotech, un scientifique s'injecte une arme biologique à base de moisissure mutante. L'infection se propage en quelques minutes, l'immeuble est bouclé, et les survivants, dont la professeure incarnée par Jun Ji-hyun et le personnage de Koo Kyo-hwan, se retrouvent piégés entre les étages. Le twist : les infectés développent une intelligence collective par réseaux mycéliens, apprennent de chaque affrontement et évoluent en meute. Pour s'échapper, il ne suffit plus de courir plus vite qu'un mort : il faut décrypter le comportement de l'organisme entier.
Le trailer officiel de Colony pour la sortie internationale du 28 août (source : Well Go USA)
De Cannes au carton coréen
Le film a fait sa première mondiale à Cannes en séance de minuit le 15 mai, avant de sortir en Corée le 21 mai et d'y encaisser plus de 32 millions de dollars, pour un total mondial qui frôle déjà les 50 millions avant même sa sortie américaine. La critique est plus partagée que le public : 73 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes, certains saluant l'inventivité du concept, d'autres regrettant un huis clos moins viscéral que le train de 2016. Une trajectoire qui confirme en tout cas ce qu'on écrivait dans notre article sur le retour du cinéma asiatique : les auteurs coréens n'ont jamais autant pesé sur le box-office mondial.
Pour Yeon Sang-ho, c'est aussi une affaire de réhabilitation : après des détours par Netflix aux résultats inégaux, le réalisateur revient au grand écran sur le terrain qui a fait sa légende. Si tu veux juger sur pièce, le film sort ce jeudi 28 août dans les salles françaises et internationales. Un conseil : évite de regarder le trailer complet avant, il vend quelques-unes des meilleures idées de mise en scène.