IA et style Ghibli : le débat copyright qui agite Internet
Quand chaque utilisateur peut faire un Ghibli avec un prompt, où s'arrête le droit d'auteur ?
Par Camille D., le 21 avril 2026. Catégorie : Culture.
On se souvient tous de la vague Ghibli sur les réseaux en mars 2025. OpenAI avait sorti une mise à jour de son générateur d'images qui rendait possible de transformer n'importe quelle photo en illustration "style Ghibli" avec un seul prompt. Réseaux explosés, mèmes en cascade, et un débat juridique brûlant : peut-on copier le style d'un studio sans son accord ?
La position Ghibli
Hayao Miyazaki avait déjà déclaré en 2016 que l'IA était "une insulte à la vie elle-même". Le studio n'a pas fait de communication officielle après la vague de 2025, ce qui en dit long. Selon des sources internes, Toshio Suzuki (producteur historique Ghibli) aurait préparé une plainte conjointe avec d'autres studios japonais, mais la procédure est complexe : les style ne sont pas protégés par le droit d'auteur, seules les œuvres précises le sont.
Le vrai débat
Le sujet n'est pas juridique mais éthique. Les modèles IA ont été entraînés sur des millions d'images Ghibli sans accord ni rémunération. Quand un utilisateur génère un Ghibli synthétique, l'IA puise dans cette base. Les artistes considèrent ça comme du vol structurel. Les défenseurs de l'IA répondent que tout artiste humain s'inspire d'autres œuvres pour développer son style.
En avril 2026, l'Union Européenne discute un cadre légal pour l'IA générative qui pourrait imposer aux IA de citer leurs sources d'entraînement. Si ça passe, OpenAI, Stability AI, Midjourney devront divulguer ce qui les a nourris. Et les studios pourraient demander indemnisation. À suivre.