[{"type":"paragraph","text":{"fr":"Dimanche 25 octobre, fin d'après-midi, Porte de Versailles. Les derniers visiteurs ressortent avec des sacs de goodies, un enfant traîne les pieds en réclamant « encore une partie », et les équipes commencent déjà à démonter les stands. La quinzième Paris Games Week vient de fermer ses portes. Dans la foulée, les organisateurs ont publié leur bilan : un peu plus de 160 000 visiteurs sur quatre jours. Un chiffre honorable sur le papier, mais qui cache une réalité moins joyeuse pour le plus grand salon de jeu vidéo grand public en France.","en":"Sunday, October 25, late afternoon, Porte de Versailles. The last visitors leave with bags of goodies, a child drags their feet begging for « one more game », and the teams are already taking down the booths. The fifteenth Paris Games Week has just closed its doors. Right after, the organizers published their figures: just over 160,000 visitors across four days. An honorable number on paper, but one that hides a less cheerful reality for France's biggest consumer video game show."}},{"type":"heading","text":{"fr":"Des chiffres qui font du surplace","en":"Numbers going nowhere"}},{"type":"paragraph","text":{"fr":"Pour comprendre, il faut remonter le temps. En 2019, avant la pandémie, la PGW accueillait 317 000 visiteurs. Après deux années blanches, le salon est revenu plus petit : 188 000 entrées en 2024, puis 161 000 en 2025, sur un format de quatre jours que le SELL, le syndicat des éditeurs, présentait alors comme un « redémarrage ». L'édition 2026, du 22 au 25 octobre, fait exactement le même score. La fréquentation est donc stable, ce qui n'est pas un effondrement, mais elle reste deux fois inférieure à celle d'il y a sept ans. Nicolas Vignolles, délégué général du SELL, a lui-même évoqué une « période difficile pour notre industrie », marquée par les licenciements et les fermetures de studios.","en":"To understand, you have to go back in time. In 2019, before the pandemic, PGW welcomed 317,000 visitors. After two blank years, the show came back smaller: 188,000 entries in 2024, then 161,000 in 2025, on a four-day format that SELL, the publishers' trade body, presented at the time as a « restart ». The 2026 edition, from October 22 to 25, posts exactly the same score. Attendance is therefore stable, which isn't a collapse, but it remains half of what it was seven years ago. Nicolas Vignolles, SELL's general delegate, himself spoke of a « difficult period for our industry », marked by layoffs and studio closures."}},{"type":"heading","text":{"fr":"Ce qui a marché","en":"What worked"}},{"type":"paragraph","text":{"fr":"Tout n'est pas morose, loin de là. Le point fort de l'édition, c'est la soirée Fortnite « Back to OG » au Dôme de Paris, le samedi 24 octobre, montée avec Inoxtag : 60 créateurs et joueurs, une compétition dotée de 100 000 euros, des places parties en moins d'une heure et 250 000 personnes devant leur écran pour suivre l'événement en ligne. Dans la foulée, Inoxtag est devenu le premier créateur de contenu français à rejoindre la série Icônes d'Epic Games, avec un pack disponible du 27 octobre au 5 novembre. Sur place, 174 exposants et partenaires proposaient plus d'une centaine de jeux jouables, dont une vingtaine d'exclusivités et d'avant-premières : Rayman Legends Retold, Monster Hunter Wilds: Ascendance, Dragon Ball Xenoverse 3, Alien: Isolation 2, Professeur Layton et le Nouveau Monde à vapeur, ou encore le multijoueur de Modern Warfare 4 la veille de sa sortie. L'application à défis, nouveauté de l'année, a été téléchargée plus de 24 000 fois, et plus de 20 000 personnes ont joué le jeu, soit environ un visiteur sur huit. Le volet professionnel, PGW Business, progresse aussi de 25 %, avec 415 visiteurs, 14 heures de conférences et 450 rendez-vous d'affaires.","en":"Not everything is gloomy, far from it. The highlight was the Fortnite « Back to OG » night at the Dôme de Paris on Saturday, October 24, organized with Inoxtag: 60 creators and players, a competition with a 100,000 euro prize pool, seats gone in under an hour and 250,000 people following the event online. Right after, Inoxtag became the first French content creator to join Epic Games' Icon Series, with a pack available from October 27 to November 5. On site, 174 exhibitors and partners offered more than a hundred playable games, including about twenty exclusives and previews: Rayman Legends Retold, Monster Hunter Wilds: Ascendance, Dragon Ball Xenoverse 3, Alien: Isolation 2, Professor Layton and the New World of Steam, and Modern Warfare 4's multiplayer the day before launch. The challenge app, this year's novelty, was downloaded more than 24,000 times, and more than 20,000 people took part, roughly one visitor in eight. The trade side, PGW Business, also grew by 25%, with 415 visitors, 14 hours of talks and 450 business meetings."}},{"type":"paragraph","text":{"fr":"Le salon a aussi soigné ceux qu'on oublie souvent dans ce genre d'événement. Un espace rétrogaming tenu par l'association MO5 faisait redécouvrir les machines d'hier, le Gala TCG réunissait les fans de jeux de cartes à collectionner, le cosplay avait sa place, et un parcours familial ainsi qu'un espace seniors accueillaient ceux qui ne viennent pas forcément pour les dernières exclusivités. C'est peut-être là que la PGW a le plus d'avenir : un lieu où trois générations jouent dans les mêmes allées, ce qu'aucune diffusion en ligne ne remplace.","en":"The show also took care of people often forgotten at this kind of event. A retrogaming area run by the MO5 association brought yesterday's machines back to life, the Gala TCG gathered collectible card game fans, cosplay had its place, and a family route along with a seniors' area welcomed those who don't necessarily come for the latest exclusives. That may be where PGW has the most future: a place where three generations play in the same aisles, something no online broadcast replaces."}},{"type":"heading","text":{"fr":"Ce qui coince","en":"What's not working"}},{"type":"paragraph","text":{"fr":"Le revers, c'est la taille. Le salon tenait cette année dans un seul hall, le Hall 1, et les retours dès la soirée d'ouverture ont pointé un événement plus ramassé que dans les souvenirs. Xbox n'avait pas de stand, Sony se contentait d'un espace aux couleurs de la Fnac centré sur Marvel's Wolverine, et c'est Nintendo qui dominait avec un stand de 1 033 mètres carrés, environ quatre fois plus grand que celui de Sony, où Mario Kart World attirait les files les plus longues. Pour un salon qui a longtemps reposé sur la guerre des stands entre constructeurs, ce déséquilibre dit beaucoup de l'époque. Fin septembre, en détaillant le programme de cette édition « Playground », on notait déjà qu'elle misait sur l'expérience et le hors les murs plutôt que sur la démesure. Le pari se tient, mais il pose une question de fond : à l'heure où chaque éditeur présente ses jeux dans ses propres Directs et State of Play, regardés en direct par des millions de personnes, à quoi sert encore un grand salon ? La réponse de la PGW, c'est la rencontre physique, le jeu en avant-première et l'événement communautaire. Le succès du Dôme prouve que cette promesse peut fonctionner.","en":"The flip side is size. This year the show fit in a single hall, Hall 1, and feedback from the opening night pointed to a more compact event than people remembered. Xbox had no booth, Sony settled for a Fnac-branded space centered on Marvel's Wolverine, and Nintendo dominated with a 1,033 square meter booth, roughly four times larger than Sony's, where Mario Kart World drew the longest lines. For a show that long relied on platform holders battling over booths, that imbalance says a lot about the times. In late September, while detailing the program of this « Playground » edition, we already noted that it was betting on experience and off-site events rather than sheer scale. The bet holds, but it raises a deeper question: when every publisher presents its games in its own Directs and State of Plays, watched live by millions, what's a big show still for? PGW's answer is physical encounters, early hands-on time and community events. The Dôme's success shows that promise can work."}},{"type":"paragraph","text":{"fr":"Les organisateurs promettent pour 2027 « plus de jeux, plus de nouveautés », et la date est déjà fixée : du jeudi 28 au dimanche 31 octobre 2027. Pour vraiment repartir, la PGW aura besoin de retrouver au moins un des grands constructeurs absents et de multiplier les soirées comme celle du Dôme. Les seize ans du salon se joueront sur ce double pari. En attendant, la date est à noter : fin octobre 2027, Porte de Versailles, avec l'espoir d'allées un peu plus remplies.","en":"Organizers promise « more games, more new releases » for 2027, and the date is already set: Thursday, October 28 to Sunday, October 31, 2027. To truly bounce back, PGW will need to win back at least one of the missing big platform holders and multiply nights like the one at the Dôme. The show's sixteenth year will hinge on that double bet. Meanwhile, save the date: late October 2027, Porte de Versailles, hopefully with slightly fuller aisles."}},{"type":"link","url":"https://www.parisgamesweek.com/","label":{"fr":"Le site officiel de la Paris Games Week","en":"The official Paris Games Week website"},"cta":{"fr":"Suivre l'édition 2027","en":"Follow the 2027 edition"},"icon":"external"}]